28 octobre 2006

Cap Vert: Sal

Republica do Cabo Verde


Apres 4 jours et demi de navigation, nous touchons les cotes du Cap vert et l'ile de Sal. Première halte au port de Palmeira, étape obligatoire pour remplir les formalités d’entrée dans l’archipel.
Nous arrivons au milieu des pêcheurs relevant la seine (et non cène) depuis la plage, so pittoresque ! Une dizaine de bateaux venus de partout sont aussi au mouillage.






Débarquement à terre pour les formalités, beaucoup plus simple qu’au Maroc, cela ne prendra que quelques minutes et une visite éclair à l’aéroport en « Aluguer » le transport collectif local pour retirer des escudos capverdiens ; pas grand-chose d’autre à voir et personne n’est réveillé, nous repartons aussitôt pour le sud de l’île ; Punta preta et le village de Santa Maria.


Plage de Punta Preta, Santa Maria


La plage est idyllique, eau turquoise, sable blanc et fin sur 3 kilomètres, nous mouillons à quelques mètres de la plage. Température de l’air 35°, eau 25°C, vent régulier 15 -18 nœuds.

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Le spot nous plaît, nous y resterons une semaine en attendant Rosalie qui doit nous rejoindre de France et pour refaire les pleins (gasoil – eau) que nous n’avons pas refaits depuis les Canaries. Lessive, nettoyages divers et variés, courses, sont aussi au programme. Fini les belles marinas européennes avec tout à portée de ponton, il nous faudra marcher, porter, demander, négocier, même pour se débarrasser de nos poubelles !

Corvee d'eau

Negociation d'une machine a laver

Heureusement l’accueil des capverdiens est chaleureux et nous avons vite fait de faire le tour des incontournables du village qui nous renseignent, nous guident, nous aident… du moment qu’on promet de passer dans leur boutique d’artisanat « juste pour regarder »…

Artisanat local

Santa Maria

La plupart parlent français, influence sénégalaise oblige, sinon nous improvisons un mélange d’anglais, d’espagnol et d’un portugais douteux.
Quelques soirées enfin pour expérimenter de nouveaux rythmes et renouer avec le monde de la nuit délaissé au Maroc : Zouk et autres musiques créoles ; on travaille notre déhanché…
A suivre…

Maroc - Cap Vert


Départ à la nuit tombante pour le Cap Vert ; 575 milles jusqu’à l’île de Sal, la plus au nord de l’archipel.

3 nœuds de vent, mer plate, nous passons le tropique du cancer au moteur par 23°27’’ : Champagne, foie gras et la musique capverdienne de Cesaria Evora a tue tête pour marquer l’instant.

Le vent monte peu à peu, les alizés sont de retour, sans surprises. Ils ne nous quitteront pas de la traversée. Le soleil aussi revient, assommant, les heures à la barre à midi sont difficiles (pas assez de batteries pour le pilote).


La routine des traversées s’installe à bord, sieste lecture, cuisine, sieste, jeux, sieste, pêche, guitare…





Sieste, Backgammon, Guitare, Souffle a la banane

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Evènements marquants:
Tout d’abord le retour du succès à la pêche à la traîne : Une daurade coryphène arrivée à point nommé pour le dîner. (Merci Hugues pour tes conseils, ça paye ! )




Deuxième évènement, une pluie de poissons volants (exocetis volantis ou exocet) s’abat sur Alumates chaque nuit. Un bébé arrive même sur la table du carré en passant par un hublot. Chaque matin c’est la moisson et gare aux odeurs si on en oublie un !!!


Exocetis volantis


Un matin c’est une compagnie de dauphins (10-15) qui nous escortent pendant une heure.



Delphinus vulgaris



Last but not least ; notre premier cétacé à fait son apparition lors de la baignade hebdomadaire de Steph ! Pas le temps de la prendre en photo mais il s’agirait d’une baleine à bosse (Globicephalus negrus ou balenus bossus ?) Voila, c'est tout pour la session animaux...

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Autre évènements moins heureux, nous perdons nos lattes de taud rangées dans la bôme lors d’un empannage intempestif et notre gennaker alias « le string » se déchire au point de drisse. Une session couture s’imposera. Il est remplacé par le génois tangonné. Enfin Stéphane joue de malchance toute la semaine et se coltine la vaisselle tous les jours. Seb est malade, la cuisine marocaine ne lui a pas réussi.

Vaisselus quotidianus

Intestinus liquefactus



40 milles avant l’arrivée nous rattrapons un catamaran français, Mia , qui a ralenti son allure pour ne pas arriver de nuit. Contact par VHF, nous les retrouverons au mouillage de Palmeira.

MIA

Terre en vue


Dimanche 22 Octobre
5h00 : Premières lumières du cap-vert en vue
9h00 Nous hissons le pavillon capverdien et changeons l’heure du bord (HF-3)

17 octobre 2006

Maroc : Dakhla



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Nous sommes arrivés au port de pèche qui marque l’entrée de la baie, profonde de 30 km.

A couple dans le port de pêche


Accueil chaleureux par les pécheurs qui nous offrent un thon de bienvenue puis par les multiples autorités locales (capitainerie, gendarmerie, marine royale, police, douanes). Tous veulent monter à bord et nous souhaiter la bienvenue au Maroc.


Type du bateau? Voilier de plaisance, catamaran, لخغئى

Notre objectif de mouillage est d'aller au fond de cette baie, près de l'île d'Hern à l'ouest de la pointe du Dragon. On nous annonce qu’il faut une autorisation de la Marine Royale y pénétrer. Cette zone est sous protection militaire marocaine compte tenu du fait que ce territoire est toujours contesté par l'Algérie et les sahraouis.

Le soir nous organisons un Ftour (rupture du jeûne pendant le ramadan) avec les pêcheurs de notre voisinage (Omar le mecanicien et Momo le second du Bismi Allah amarré à côté de nous ainsi qu'Hicham le gardien des bateaux). On regarde un film sur les cannibales Yamamomos dans la salle de quart de notre voisin sardinier en dégustant les spécialités locales. Une expérience aussi étrange qu'incongrue.

On attend le coucher du soleil avec impatience, le ventre vide.

Au menu : harira, dattes, chabayia, poissons, thé, et des saucisses grillées par nos soins au BBQ, oups...

On profite de cette escale pour se laver au hammam et faire nos courses au marché. Après un jour et demi de tentatives par VHF, au quartier général, à la 3ème Base royale, à la marine marchande, on finit par nous donner un verdict final, pas d’autorisation sans l’aval d'Agadir.

Ca veut dire "Pas d'autorisation pour aller plus loin".

De dépit, nous partons pour la punta del Argub, une superbe crique en face de Dakhla à l'entrée de la lagune. Nous y resterons 3 jours le temps de se faire plaisir avec nos jouets, les déchirer sur les falaises et les réparer. Beaucoup de progrès ont été faits par les uns et les autres (waterstart, planning, back loop).

Mouillage pendant 3 jours au bord du Sahara

Satisfaits par nos exploits nautiques et motivés par l'arrivée de la pluie (20mm de pluie par an dans cette région et 10mm rien que pour nous, quelle chance!), nous décidons de lever l'ancre pour de nouvelles aventures.

Bref passage dans la medina de Dakhla pour faire le plein de steak de chameau, dattes, zeitouns et autres citrons confits pour de bons tajines pendant la nav'.


Le temps se gâte, il pleut au Sahara! Il est grand temps de repartir.

Gran Canarias - Maroc

Depart de Las Palmas

Trajet de 300 miles effectué en un temps record grâce à un fort vent de Nord Est de 30 à 35 kts et une bonne houle qui nous ont propulsé jusqu’à 9,8 kts dans les surfs. Passant la nuit avec seule la grand voile et 2 ris et la journée avec un peu de génois, on arrive en vue de Dakhla le vendredi 13 oct à 13h.



Arrivée à Dakhla

Excitation a son comble, l’Afrique, le Sahara est devant nous. Pas beaucoup de voiliers par ici (1 par mois environ).

Canarias: Las Palmas

Dernière étape Canarienne Las Palmas capitale de Gran Canarias nous permet de trouver les Shipchandler pour nos problèmes d’instruments de nav (plus de speedo et Sondeur depuis notre arrivée à Graciosa) et le « Hiper Dino » pour le traditionnel avitaillement avant de partir vers l’Afrique et le Cap Vert.




C’est aussi le départ d’une course transatlantique pour amateurs l’ARC (Atlantic Rallye for Cruisers). 260 bateaux de tous horizons partent le 26 novembre mais un bon nombre sont déjà la et la quasi-totalité de la Marina est réservée pour eux. Ca donne une bonne ambiance sur les pontons et dans le grand mouillage devant le port.



Programme des journées, visite, baignades, grand nettoyage du bateau, parcours de remise en forme dans un parc de la ville.




L’euphorie de se retrouver entourés de verdure après 2 semaines de mer ou de déserts volcaniques a été à l’origine d’une envolée artistique baptisée « body nature shooting ».
C’est pendant cette session qu’on a découvert notre premier Canari officiel après 2 semaine de recherche



Allez. C’est bon on peut partir maintenant. Prochaine étape Dakhla (prononcer Darlâ)