24 janvier 2007

Martinique : Post rédigé essentiellement par les filles



Arrivée au marin, retour en France, retour a la maison après 4 mois de voyage. Avant que les filles n’arrivent nous avons une liste impressionnante d’items sur notre liste de tâches : réparations, coutures et bricolages divers. La marina du marin, la plus grande des Antilles nous permet de tout réparer en 24 heures chrono. Vive la France !

Arrivée de Zazou et Rosa, Sabine et Xixi ont un jour de retard, surbooking oblige. (Insultes à Air France) on a eu des sandwich et taxi gratos, super !

Le bateau est littéralement envahi par quatre furies qui dispersent savamment leurs maillots de bain, paréos, appareils photos et magazines « pipole » au milieu d’une mer de tubes de crème solaire aux indices de 1 à 66.
Zazou, équipière clandestine de dernière minute dort dans son Sarko(phage).

On ne change pas nos habitudes pour autant, Gin rami, Uno et Poker accompagnés de ti punch sont toujours de mise.
On épluche les canards à scandale dans tous les sens, on est au top sur la vie des stars.





La vie a bord : Séances intensives de bronzette , Apéro jeux de cartes, Zazou dans son Sarco

Notre premier mouillage est devant le club med du Boucanier à la sortie du port du Marin. Nous réussissons une magnifique incruste : concours de rock et pistes de danses jusqu’au bout de la nuit, on couche les GO ! « C’est qui les BouBou, les CaCa, les Boucaniers ! »
On profite de tous les équipements du club : cocktails, ping pong avec frites et mayonnaise, piscine à débordement et terrain de boules.
On fait la rencontre de Luce, vétéran du club de wake board (85 ans) ainsi que des vigiles vélocipèdes du club Med qui nous coursepoursuitent !!
On court se réfugier sur le cata de l’oncle de Seb, en route pour les grenadines.



Le club Med des Boucaniers,


Pose des filles (photos interdites en début de séjour)

Le lendemain, nous partons pour la baie des Anglais et explorons la mangrove. En slalomant entre les crabes rouges mangeurs de fesses.




Xixi dans la Mangrove


Au petit matin, direction Ste Lucie et l’anse de Rodney Bay pour faire le plein de courses, d’eau et les quelques formalités. Rosa, Sabine, Edouard et Steph font la connaissance de Terry, pilote de hors-bord, et passeur de drogue à ses heures perdues. Ils en profite pour faire un tour en vedette et offrent en échange un apéro musclé au Ti Punch dès 11h du mat !




Zazou hisse le drapeau Ste Lucie, Terry&Ed&Steph sur "El Chile Rojo"

En arrivant à la baie huppée de Marigot bay, on lance un défi stupide qui consiste à plonger la tête la première sur la coque sans abîmer le bateau……pari réussi par Edouard qui laisse le bateau intact mais aux dépends de son arcade sourcilière. Quelques points de suture et 2 jours d arrêt maladie dans la baie avec Rosa, Paris Hilton et ses copines comme infirmières.



Rosa et Ed


Rencontre d'Anita, Jonathan et Jean Louis, équipage d'un cata voisin. JL est le capitaine alcoolique du cata, Anita sa maîtresse, Claire sa femme attend sagement sur le bateau pendant que Jonathan le jeune moussaillon semble très attiré par notre bateau décoré de paréos et de bikinis.


Filles qui sèchent sur la bôme


Mouillage aux 2 pitons, volcan endormi et réserve naturelle marine, eau turquoise, cadre insolite… le pied !
Nous partons escalader le petit Piton. Une équipe motivée (Steph et Zaz) 6h d’escalade et 3kg en moins) et une équipe plus relax (Seb , Xixi et Sab) 2h d’escalade avec changement d'itinéraire au profit d'une douche dans la cascade d’eau chaude et visite du petit village de la Soufrière, le tout guidé par Jean Michel, Rasta man de son état.


En haut du piton de Ste Lucie


Retour à Marigot Bay pour récupérer Rosa et Ed en convalescence. Certains ont eu moins de chance que nous, on croise un cata coulé au milieu de la baie, suite à une collision avec un container; la coque est aussi fissurée que la tête d’Edouard !
Puis retour en Martinique, devant le village de Ste Anne.


Un cata de 56 pieds qui coule au fond du lagon de Marigot


Au mouillage devant le village de Ste Anne, nous en profitons pour aller visiter le marché local et ses produits antillais : Rhum « Redresse zizi » et « clito turbo ».

Nous partons ensuite pour le rocher du diamant, célèbre rocher de la Martinique. Depuis le mouillage de l’anse du Marigot, nous partons en excursion au village du Diamant et sa grande plage, en ramassant des noix de coco pour le goûter.



La plage diamant – Zeb monte au coco pour conquerir la belle Xixi


Le lendemain, nous jetons l’ancre aux anses d’Arlet après une courte navigation. C’est une longue plage aux eaux turquoises parsemées de têtes de corail qui abritent une diversité incroyable de poissons tropicaux. Nous nous relayons aux masques et tubas pour aller observer serpentines, poissons trompettes, poissons anges, rougets volants et autres chirurgiens. Seb et Stef profitent de l’eau claire pour caréner la coque d’Alumates qui en avait bien besoin.

Retour au port du Marin pour une dernière soirée sous les cocotiers, le lendemain nous nous arrêtons sur la route de l’aéroport dans la distillerie du rhum Trois rivières ou Stanley nous explique de long en large le sort de la canne à sucre du champs au verre de ti punch, avec dégustation of course.

Merci aux filles pour cette excellente semaine passée ensemble. Elles sont maintenant parties et nous regagnons la mer direction la Guadeloupe, notre prochaine escale où nous retrouverons les parents de Steph.




l'équipage au grand complet sur le ponton du Marin

Venezuela : Los Testigos





Bonne Année








12 janvier 2007

Venezuela Margarita

Venezuela

Arrivée en vue de Margarita à l’aube sous les grains et après avoir longé les cotes du Venezuela noyées dans de gros nuages noirs. Nous atterrissons à Porlamar, seul mouillage autorisé et sûr de l’île, selon la plupart des pilotes. Nous mouillons donc le 23 décembre devant Marina Juan, petite boutique à tout faire pour les plaisanciers, qui tient un beau ponton a dinghies tout neuf.


Playa Concorde, devant la plus grosse ville de Margarita, Porlamar

Juan, un personnage particulièrement intéressant, s’occupe de nous comme un père en se chargeant de nos formalités, très complexes au Venezuela, et en nous mettant en garde contre l’insécurité du Pays et les bons trucs pour ne pas se faire dépouiller le bateau.

Noël est une période de très forte affluence à Margarita, ou la population double pendant 2 semaines. Pour notre noël à nous, on s’offre une petite session de kite surf à la plage de El Yaque, suivie d’un festin à bord, confit de canard, pomme de terre sautées à la sarladaise, et clafoutis à la poire.


Noel loin des familles, avec Jose, Coco, Monique et Guillemette



Les seuls touristes venant sans leur famille passer noël à Margarita sont des plaisanciers comme nous qu’on retrouve dans le seul bar de la Marina. Nos copains Belges du 52 pieds Sarama rencontré à Trinidad sont également ici. C’est l’occasion de quelques bons dîners et apéros à bord.


Patrick et Fabrice du Sarama,


Le lendemain des fêtes de noël, la vie reprend son cours et on peut enfin récupérer nos passeports tamponnés. On reprend la mer directement pour une courte navigation vers un îlot au sud de Margarita : Isla de Coche.


Sur la route d'Isla de Coche


Ce n’est pas par hasard que nous atterrissons là, nous y avions même fait un repérage en bateau à moteur quelques jours avant. La plage au Nord Ouest de Coche est un des spots de Kite les plus connus au monde. Nous mouillons donc devant Kite Beach pour quelques jours d’excursions ornithologiques, visites de musées, débats philosophiques et poésie lyrique.




Session soleil couchant, révisions a bord , au raz de Monique


Sur cette plage se trouve également un hôtel, le Coche Paradise, qui ne voit pas d’inconvénients à ce que nous profitions de la piscine et de l’open bar. Vu que nous ne sommes que très peu sur cette île à ne pas y résider, la vigilance des agents de sécurité pour détecter les intrus est facilement contournable.
Notre nouvel an se passera également sur cette plage avec les clients de l’hôtel, piste de danse et feu d’artifice.

Le lendemain, récupération, c’est l’occasion de visiter San Pedro, le plus gros village de l’île. Gros contraste avec la richesse d’El Yaque et Porlamar, ce village de pécheurs nous rappelle que le Venezuela est un pays vraiment pauvre, et que nous sommes dans le St Tropez du pays. Notre aperçu du pays est donc faussé.




San Pedro; village de pêcheurs de Isla de Coche


De retour à Porlamar après une bonne semaine à Coche, nous louons une voiture pour faire un tour de l’île avant de repartir vers l’arc antillais et en profiter pour faire nos courses.




Visite express des plages du nord de Margarita

Nous sommes prêts pour repartir vers la Martinique pour retrouver nos prochains visiteurs. En chemin (avec vent contraire donc plus pénible) nous nous arrêterons aux Testigos (Venezuela) et probablement aux Grenadines pour un repérage. Une mise à jour du blog et c’est parti.


Seb au boulot en nav'

04 janvier 2007

Trinidad

Après une navigation tranquille le long de la côte nord de Trinidad, nous arrivons de nuit dans les bouches du dragon, détroit parsemé d’îles qui sépare Trinidad des côtes du Venezuela, Le courant est très fort (4 nœuds) et nous terminons au moteur les quelques milles qui nous séparent de Chaguaramas, notre objectif.




La baie de Chaguaramas est très bien protégée, 4 grandes marinas s’y sont installées et proposent tous les services possibles pour les plaisanciers, on y trouve de tout, menuisiers frigoristes, électroniciens ou experts en gréements ainsi que des shipchandlers bien achalandés. Chaguaramas est une importante zone d’hivernage pour les Caraïbes car Trinidad se situe hors des trajectoires des cyclones et sera pour nous une escale technique puisque nous avons plusieurs travaux qui s’accumulent, quelques pièces à racheter etc etc.




Les marinas de Chaguaramas


Au programme : réparation de la bôme, chariot de grand voile, rail de GV, descente du carré, filet de sécurité, astiquage des cuivres, nettoyage général du bateau. Malheureusement nous arrivons la semaine avant Noël et l’assiduité des différents ateliers ne nous permettra pas de mener à bien un programme aussi chargé. Nous passons donc trois jours à percer, marteler, ficeler, sikaflexer, visser, dévisser, poncer et astiquer notre Alu’mates avec une moyenne de 6 visites par jour aux différents shipchandlers, Monique nous promenant de l’un à l’autre au gré des ruptures de stock ou nous déposant au bar climatisé pour quelques parties de billard aux heures chaudes de la journée.




Alu´Mates en chantier




Budget Marine notre ship préferé


Le bar de la marina avec parking d´annexes






Nous retrouvons nos amis norvégiens rencontrés au Cap Vert amarrés à la marina voisine ; de nouveau une très bonne soirée en leur compagnie, le temps de se conter mutuellement nos aventures et de comparer nos prises de pêche (concours de pêche gagné pour eux avec la prise d’un thon de 10 kilos qui ridiculise nos dorades.). En revanche, ils ont eu moins de chance que nous avec les avaries, ils ont cassé leur barre et ont du finir les derniers jours de traversée avec la barre de secours. Nous passons notre dernière soirée en ville avec eux : une bonne bouffe et un ciné (ça faisait longtemps) .
Au chapitre rencontre enfin, nous faisons connaissance avec nos voisins de ponton Patrick et Fabrice, 2 belges qui naviguent à bord de Sarama. Ils partent également pour le Venezuela et nous prévoyons de nous retrouver à Margarita.

Nous quittons Chaguaramas à la nuit tombante, direction Chacachacare, une petite île située dans les bouches du dragon, ancienne léproserie maintenant abandonnée. Mouillage tranquille au fond d’une baie déserte ; la végétation a repris ses droits sur les anciennes constructions, lóccasion d´une belle balade le lendemain avant de repartir toujours plus a l´ouest vers les cotes du Venezuela et l´ile de Margarita.



Baie de Chacachacare

La léproserie abandonnée


Vers les cotes du Venezuela...