Arrivée en vue de Margarita à l’aube sous les grains et après avoir longé les cotes du Venezuela noyées dans de gros nuages noirs. Nous atterrissons à Porlamar, seul mouillage autorisé et sûr de l’île, selon la plupart des pilotes. Nous mouillons donc le 23 décembre devant Marina Juan, petite boutique à tout faire pour les plaisanciers, qui tient un beau ponton a dinghies tout neuf.
Playa Concorde, devant la plus grosse ville de Margarita, Porlamar
Juan, un personnage particulièrement intéressant, s’occupe de nous comme un père en se chargeant de nos formalités, très complexes au Venezuela, et en nous mettant en garde contre l’insécurité du Pays et les bons trucs pour ne pas se faire dépouiller le bateau.
Noël est une période de très forte affluence à Margarita, ou la population double pendant 2 semaines. Pour notre noël à nous, on s’offre une petite session de kite surf à la plage de El Yaque, suivie d’un festin à bord, confit de canard, pomme de terre sautées à la sarladaise, et clafoutis à la poire.
Noel loin des familles, avec Jose, Coco, Monique et Guillemette
Les seuls touristes venant sans leur famille passer noël à Margarita sont des plaisanciers comme nous qu’on retrouve dans le seul bar de la Marina. Nos copains Belges du 52 pieds Sarama rencontré à Trinidad sont également ici. C’est l’occasion de quelques bons dîners et apéros à bord.
Patrick et Fabrice du Sarama,
Le lendemain des fêtes de noël, la vie reprend son cours et on peut enfin récupérer nos passeports tamponnés. On reprend la mer directement pour une courte navigation vers un îlot au sud de Margarita : Isla de Coche.
Sur la route d'Isla de Coche
Ce n’est pas par hasard que nous atterrissons là, nous y avions même fait un repérage en bateau à moteur quelques jours avant. La plage au Nord Ouest de Coche est un des spots de Kite les plus connus au monde. Nous mouillons donc devant Kite Beach pour quelques jours d’excursions ornithologiques, visites de musées, débats philosophiques et poésie lyrique.
Session soleil couchant, révisions a bord , au raz de Monique
Sur cette plage se trouve également un hôtel, le Coche Paradise, qui ne voit pas d’inconvénients à ce que nous profitions de la piscine et de l’open bar. Vu que nous ne sommes que très peu sur cette île à ne pas y résider, la vigilance des agents de sécurité pour détecter les intrus est facilement contournable.
Notre nouvel an se passera également sur cette plage avec les clients de l’hôtel, piste de danse et feu d’artifice.
Le lendemain, récupération, c’est l’occasion de visiter San Pedro, le plus gros village de l’île. Gros contraste avec la richesse d’El Yaque et Porlamar, ce village de pécheurs nous rappelle que le Venezuela est un pays vraiment pauvre, et que nous sommes dans le St Tropez du pays. Notre aperçu du pays est donc faussé.
San Pedro; village de pêcheurs de Isla de Coche
De retour à Porlamar après une bonne semaine à Coche, nous louons une voiture pour faire un tour de l’île avant de repartir vers l’arc antillais et en profiter pour faire nos courses.
Nous sommes prêts pour repartir vers la Martinique pour retrouver nos prochains visiteurs. En chemin (avec vent contraire donc plus pénible) nous nous arrêterons aux Testigos (Venezuela) et probablement aux Grenadines pour un repérage. Une mise à jour du blog et c’est parti.
Seb au boulot en nav'














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